dimanche 26 avril 2009

Alfred et Marcel les policiers australiens

Hello à tous,
Je viens de rajouter quelques photos d'Australie....Tom et moi avons essayé la moustache, c'etait plutôt drôle je dois dire!
Jugez par vous même...

Sinon, là je suis toujours à Auckland et je continue ma reherche de job, j'ai déja quelques bonnes pistes et je ne sais pas du tout laquelle choisir, on verra après entretien!
Martin




lundi 20 avril 2009

Australia 5

Bonjour à tous,

En arrivant chez Dominique (la copine de ma cousine) et olivier, son mari, on s'est rendu compte qu'ils habitaient une superbe maison avec piscine et vue sur un lac et sur la mer au loin. Ils nous ont directement offert une bière et ont proposé que nous logions dans leur « loft » en dessous de la maison. Cet endroit était parfait: cuisine, lits, piscine, kicker, musique, salle de bain,... Bref, on est vraiment super bien tombé et ils nous ont même invité à manger avec eux et leurs enfants le soir. Ils étaient tous les deux belges, lui de La Louvière et elle de Nalinnes. J'imagine que ça leur a fait plaisir aussi de parler avec des gens du pays. Olivier a en fait ouvert trois brasseries belges dans Sydney: les « belgian beer café » qui ont l'air de très bien fonctionner, ce qui n'est pas étonnant vu la quantité de bière que boivent les australiens.
Ce soir là, nous avons reçu un SMS de Brice et Bérengère qui ont eu un retard d'avion entre Zürich et Londres et qui ont donc raté leur avion pour Sydney...génial. Ils ont eu un jour de retard et sont passés par Paris puis Tokyo et enfin Sydney...une belle galère en gros. On a donc profité de la journée pour aller visiter les plages du nord de Sydney et faire une marche dans un parc naturel pas loin de là. Nous y avons vu nos premiers kangourous, en pleine forêt. Nous sommes ensuite rentrés dans notre « loft » pour une dernière soirée dans cette magnifique maison. Le lendemain matin, nous quittions très tôt la maison pour aller chercher Brice et Bérengère à l'aéroport qui sont (évidemment) arrivés sans bagages, perdus quelques part entre Londres-Paris-Tokyo-Sydney. Nous voilà donc bloqués à Sydney à attendre les bagages. On a donc visité Sydney: l'opéra, la ville, l'aquarium et le Zoo. J'ai beaucoup aimé les monstrueux requins de l'aquarium, c'est énorme ces trucs là, on s'imagine pas. J'aimerais vraiment pas en croiser des gros comme ça pendant que je barbotte dans la mer.

Nous avons décidé de loger dans une auberge car cela aurait été un peu exagéré de revenir demander l'hospitalité, à six, une troisième nuit à Dominique et Olivier. On a passé une bonne petite soirée autour d'un verre de Morris (vin australien pas trop mauvais). J'ai retrouvé à cette auberge un flamand que j'avais rencontré en NZ...super sympa.

Nous avons décidé de partir le lendemain matin, sans les bagages, car on allait pas se gâcher les vacances pour des bagages perdus. Donc direction Jervis Bay et ses magnifiques plages de sable blanc. Je n'avais jamais vu de si belles plages, c'était époustouflant. On a dormi dans un camping et le lendemain, on a pris un bateau pour aller voir les nombreux dauphins qui vivent dans cette baie. C'est plutôt joli ces bestioles: ils venaient jouer à côté du bateau. On a ensuite fait un ptit foot sur la plage dans un décors magnifique et ensuite un méga barbec avec de la viande de kangourou. Ensuite, direction les montagnes pour une marche de deux jours. Les paysages montagneux étaient superbes et la marche vraiment agréable. Le seul petit problème que l'on a eu est qu'on s'est pris un gros orage la nuit et certaines tentes ont percé. Mais sinon, la journée, il faisait pas trop mauvais, juste un peu froid mais bon, à 2200 m d'altitude, c'est un peu normal.

Après cette escapade montagneuse, direction la great ocean road un peu plus loin que Melbourne. C'est une portion de côte particulièrement belle d'Australie et apparemment réputée dans le monde entier pour ses paysages et ses vagues. Le paradis des surfeurs. On a mis deux jours pour rejoindre cet endroit....beaucoup trop de voiture à mon goût mais bon, les paysages en valait la peine. Une fois arrivés, on a été voir la Bells beach, plage la plus réputée d'Australie pour le surf. Un endroit magnifique avec des vagues monstrueuses. Le lendemain se déroulait le deuxième tour de la Rip Curl pro qui est une des plus importantes compétitions de surf au monde. Nous ne pouvions évidemment pas rater ça et nous sommes donc retournés le lendemain matin pour voir les meilleurs surfeurs du monde à l'action....impressionnant, ce sport doit vraiment être génial quand tu le maîtrises. En plus, soleil et musique étaient au RDV...je m'en souviendrai, c'est sûr! Ensuite Thomas et moi sommes allés faire une une promade d'une ou deux heure le long des plages et au bout de laquelle nous rejoignions Brice qui avait loué une planche de surf et les filles qui bronzaient. Une fois la promenade terminée, j'ai pris le bodyboard de Thomas et j'ai pu tester les monstrueuses vagues australiennes....waw, c'est autre chose que la mer du nord. Et puis, le bodyboard, c'est vraiment pas compliqué (contrairement au surf) et, après quelques minutes seulement, j'avais déjà réussi à glisser sur les vagues de manière plus que correcte.

Le lendemain, nous étions parti sur la great ocean road en voiture, ça en valait effectivement la peine. Une succession de plages toutes plus magnifiques les unes que les autres. On a même vu des koalas en libertés sur des arbres le long de la route. L'après-midi, Brice et moi avons décidé de réessayer les vagues australiennes, lui sur un surf et moi sur un bodyboard. Nous avons trouvé un spot encore mieux que la veille: vagues plus grosses, plus régulières et surtout, pas du tout de courants latéraux contre lesquels nous avions lutté la veille. Par soucis d'économie, je n'avais pas loué de combi et c'était sans doute une erreur car après une heure dans l'eau, j'étais frigorifié. Nous avons ensuite pris la voiture et sommes allés jusque la fin de la great ocean road où commençait une promenade d'une grosse journée qui se finissait sur les « douze apôtres », le clou du spectacle (c'est ce que disaient nos guides). Nous avons donc marché toute la journée du lendemain le long des splendides plages de la great ocean road. Le seul problème, c'est que, à cause des marées, les chemins sur les plages étaient trop dangereux (risques de se faire projeter contre les rochers par les vagues) et nous avons du prendre les chemins un peu plus à l'intérieur des terres, moins dangereux mais aussi beaucoup moins beaux. Cependant, cela nous a permis de tomber sur un groupe de 15-20 kangourous gigantesques (certains faisant plus de 2 m de haut). La fin de la promenade était, par contre, vraiment magnifique et la vue des douze apôtre (douze rochers en pleine mer le long de la côte) en valait effectivement vraiment la peine.

Le lendemain, nous sommes retournés à Melbourne, car, malheureusement, le voyage touchait à sa fin et on avait des avions à prendre le lendemain. On s'est arrangé pour arriver tôt pour avoir le temps de visiter la ville, ce qu'on a fait de long en large. On a ensuite clôturé ces trois semaines en Australie par un restaurant malaysien, vraiment excellent, copieux et pas cher donc parfait. Il n'y a rien à faire, le resto de fin de vacances, c'est toujours super gai.

Je suis actuellement à l'aéroport de Melbourne où j'ai quelques heures à tuer avant de prendre mon vol pour Auckland, New-Zealand. Je suis très content de cette escapade australienne avec mes cinqs amis de Charleroi. C'était génial, les paysages étaient merveilleux et l'ambiance de groupe vraiment bonne aussi. Cependant, j'ai quand même hâte de retrouver mon pays d'adoption qui est, pour moi, bien plus intéressant que l'Australie et ce à beaucoup de points de vue. Mais bon, c'est juste un avis personnel et je suis bien conscient de n'avoir rien vu de l'Australie: c'est tellement grand que même Tom et Perrine (qui y restent 9 mois) ne pourront pas tout faire. Bref, j'ai juste l'impression d'avoir choisi le bon pays (j'ai hésité entre NZ et Australie avant de partir). Pourquoi? Sans doute plus petit, plus « friendly », moins de kilomètres à faire entre les paysages à voir. Vraiment moins cher aussi. Les auberges sont aussi, en général, beaucoup plus sympas et petites en NZ...puis pleins d'autres petites raisons qu'il serait trop long d'énumérer.

Je ne sais pas encore ce que je vais faire lorsque je serai à Auckland, ce qui est sûr c'est qu'il faut que je me trouve un job vite fait car mes réserves ont pas mal fondu en Australie et il est temps que je travaille un peu. Je compte postuler pour des jobs « sérieux » c'est-à-dire dans le domaine scientifique: environnement, agro-alimentaire, chimie, bio-technologies,... Mais j'ai peur qu'on ne me demande de m'engager pour longtemps (minimun 6 mois). Ce qui ne cadre pas trop avec le but de mon voyage en NZ. Cependant, je pense que si je trouve vraiment une bonne opportunité, je la saisirai tout de même.
Mon autre projet est de m'acheter un vélo et de faire le tour de l'île du nord en vélo en m'arrêtant de temps à autres pour quelques semaines de jobs de saisonniers. Cela me tente vraiment beaucoup mais le problème est que l'hiver arrive en NZ et j'ai peur qu'il ne fasse trop froid et trop humide pour que ce soit agréable.
Entre ces ceux solutions, je ne sais pas trop quoi choisir. Ce qui est sûr, c'est que, une fois à Auckland, je me renseignerai pour les deux, j'essayerai de trouver un job et puis, en fonction des résultats de mes recherches, j'aviserai.

Je suis désolé de n'avoir donné aucune nouvelle pendant trois semaines mais, en Australie, je n'ai jamais eu d'accès à internet ou presque. Et puis je voulais vraiment profiter de ce voyage et de mes amis donc je n'ai pas pris le temps de vous écrire.

Et vous, comment ça va en Belgique? La famille? Les amis? La situation politique? La crise? Le nouveau job de maman? Laura et ses fromages?
J'espère que vous (tous) me donnerez beaucoup de nouvelles....
Je vous embrasse,
Martin

Australia 4





Australia 3





Australia 2





Australia





vendredi 3 avril 2009

Kaikoura-blue montains

Hello à tous,
Après mes aventures en montagnes, je devais repartir à Christchurch pour mon avion. Beaucoup beaucoup de bol avec le stop, même pas le temps d'attendre 3 min qu'un couple de français expatriés en Nouvelle-Calédonie me prenait et m'emmenait directement à Christchurch. Deuxième coup de bol, l'auberge de jeunesse que j'avais un peu choisie par hasard s'est révélée parfaite à beaucoup de points de vue: petite, sympa et avec un petit jardin remplis de hamacs. Comme c'est le cas dans beaucoup de petites auberge, l'ambiance était vraiment bonne et il ne m'a pas fallu plus d'une heure pour rencontrer et discuter avec les ¾ des gens....en plus j'y ai trouvé 50 dollars par terre...que demander de mieux. J'y ai fait la connaissance d'une française avec qui j'ai beaucoup joué aux échecs...elle n'aimait pas vraiment perdre et donc demandait toujours sa revanche mais ça n'a jamais fonctionné comme elle voulait.

J'ai ensuite pris l'avion pour Sydney où j'ai retrouvé Perrine, Tom et Flo. A que ça fait du bien de retrouver de vrais amis avec qui faire des blagues vaseuses en Français. Nous nous sommes directement dirrigé vers les blue montains pas loin de Sydney où nous voulions faire quelques marches. Malheureusement, on a eu 3 jours de pluies continues qui nous ont obligés à rester cloîtré à l'intérieur de l'auberge de jeunesse. Ca faisait quand même plaisir de revoir de vrais amis, même si on ne pouvait pas faire ce que nous avions prévu. Les deux jours suivants ont été ensoleillés et nous avons fait deux marches dans de splendides paysages. La première le long de collines avec des tas de chutes d'eau et de nombreux points de vues sur la luxuriante vallée qui se trouvait à nos pieds. La deuxième dans le coeur d'une forêt australienne, cela n'a rien avoir avec les forêts européennes ou néo-zélandaises, là c'était vraiment une forêt type tropicale avec sa faune et sa flore bien spécifique.
On a pas encore vu de kangourou mais je pense que cela ne saurait tarder.
On retourne cette après-midi sur Sydney car brice et bérengère arrivent demain matin. On va camper dans le jardin d'une amie de Vinciane (elle m'avait donné le contact par email), c'est toujours plus sympa de se retrouver chez des belges expatriés que dans un vieux camping.
Comment allez vous?
Martin

jeudi 26 mars 2009

montains of kaikoura

Hello à tous,
Je viens de rentrer de ma randonnée de trois jours dans le montagnes de Kaikoura. Cela ne s'est pas vraiment déroulé comme prévu...

Je suis donc parti mardi matin tôt (8h) avec un déjeuner à l'anglaise dans le ventre vu que je n'allais rien manger de chaud pendant trois jours. J'ai laissé une partie de mes affaires dans une auberge de jeunesse histoire de m'alléger au maximum. Les montagnes étant situées à 20km du centre de la ville, j'ai d'abord essayé de faire du stop pour y arriver mais ça n'a pas marché et j'ai du tout faire à pied. A 12h j'étais au pied des montagnes et commençais l'ascension vers la première hutte (altitude 1000 m) que j'atteignis en 3h. J'ai dormi là car la prochaine hutte était trop loin. Il y avait un couple de Tchèques plutôt sympa et on a fait un feu pour pas avoir trop froid la nuit. Je suis sorti durant la soirée pour observer les étoiles...merveilleux, jamais vu un ciel étoilé si beau. Jusque là, tout se passait très bien.

Le lendemain, je ai commencé l'ascension du mount Fyffe (1610 m) avec les Tchèques et je suis arrivé au sommet vers 12h. Là j'avais un choix à faire, soit je redescendais par le même chemin, les Tchèques me proposant de me ramener en voiture jusque Kaikoura soit je continuais et passais en tout deux nuits en montagnes. Évidemment, j'ai pris la solution offensive et j'ai continué ma route seul, faut dire que le chemin sur la crête d'une chaîne de montagnes valait vraiment la peine: la mer à droite et les montagnes aux sommets enneigés à gauche...magnifique. Le problème est que c'était un autre type de chemin, beaucoup plus dur à suivre mais ça ne m'a pas effrayé. J'ai donc marché sur la crête puis j'ai descendu la montagne par un chemin vraiment dangereux (style à devoir glisser sur les pierres pour descendre...un peu comme si je skiais sur un lit de pierre) et ce pendant une bonne heure. Ensuite, la carte indiquait que le chemin longeait une rivière. Je pensais donc que ce serait plutôt facile et plat. En fait, le chemin en question, c'était la rivière et il fallait sauter de pierre en pierre, ce qui prend vraiment beaucoup de temps. Heureusement, le décors était superbe. Le problème est que plus j'avançais, plus des petites rivières ou des cascades venaient s'ajouter et donc il y avait de plus en plus d'eau. Tellement qu'à un moment, fini les plaisanteries, j'ai sauté les pieds dans l'eau et tant pis pour le froid aux pieds...j'avais pas trop le choix en fait, ça devenait vraiment impossible sans mettre les pieds dans l'eau. Plus j'avançais, plus la marche devenait difficile et dangereuse (je me suis vautré 2-3 fois, heureusement sans gravité). Normalement, la hutte dans laquelle je devais dormir était située à 2h de marche après le commencement de la rivière. Le problème est que je n'ai jamais vu aucune indication pour cette hutte et au bout de 4h de marche dans la rivière, j'ai bien du me rendre à l'évidence: j'avais loupé la hutte...plutôt inquiétant, d'autant que le soleil commençait à décliner et que je n'avais pas de tente. Que faire? Soit je fais demi-tour et je cherche la hutte que je ne trouverai peut-être jamais, soit je continue vaille que vaille. J'ai choisi cette deuxième solution et j'ai encore marché deux heures le long de cette satanée rivière. Le tout en me disant « et merde, je suis bon pour dormir à la belle étoile, seul, perdu au milieu de nul part ». Au bout de ces deux heures, je suis tombé sur un panneau me proposant deux alternatives: la première était de rejoindre le parking (début de la marche) ce qui prenait deux heures. Très bien, mais une fois au parking, je ne pouvais que dormir sur place à la belle étoile. En fait, le seul avantage était que le chemin était relativement plat et facile. Deuxième solution, prendre un petit chemin qui remontait jusque la hutte dans laquelle j'avais dormi la veille. Mais ça voulait dire remonter un dénivelé de 1000 m, le tout sur un petit chemin merdique, avec déjà 9h de marche dans les jambes et avec le soleil qui commençait à disparaître à l'horizon. En gros soit je dormais à la belle étoile, soit je tentais de rejoindre la hutte mais par un chemin hyper dur physiquement (très très raide). Finalement, c'est la soif qui a décidé pour moi. En effet, je n'avais plus une goutte d'eau et il y avait de l'eau à la hutte mais pas au parking. Me voilà donc parti sur un petit chemin forestier très très pentu avec mon sac et mes 9 heures de marches dans les jambes. Pour ne rien arranger, le chemin était vraiment pourri et de temps en temps, je perdais le sentier, ce qui m'obligeait à grimper dans la forêt à la verticale à travers broussailles pour retrouver le chemin. En plus, c'était vraiment une course contre le soleil parce que la luminosité déclinait à vue d'oeil. J'ai cependant mordu sur ma chique (en pensant au lit et à l'eau qui m'attendaient en haut) et donné tout ce que j'avais: je suis monté presque sans arrêt, sans eau et en perdant des litres de transpiration à cause de cette fichue pente ultra raide et, finalement, j'y suis arrivé, vous ne pouvez pas imaginer mon soulagement lorsque j'ai vu la hutte et surtout le bidon d'eau de pluie à côté (j'ai du boire 1L30 en une fois tellement j'avais soif). Il y avait 4 personnes dans la hutte qui ont donc vu débarquer à 8h30 du soir, dans le noir, un type trempé de transpiration, à bout de force et qui s'est jeté sur l'eau comme si sa vie en dépendait. On en a beaucoup rigolé après! J'ai tout de suite sympathisé avec ces 4 personnes, deux Allemandes et deux Français et nous avons passé une super soirée au coin du feu. Je ne sentais plus mes jambes, 11h de marche en montagne, c'est vraiment trop.
Lendemain, je n'avais plus qu'à redescendre avec les Allemandes et elles m'ont déposé en voiture à mon auberge de jeunesse (après avoir dégusté une glace le long de plage).

Ce qui est sur c'est que je me souviendrai de cette journée de 11h de marche, seul dans les montagnes néo-zélandaises. Je pense que je n'ai jamais été puiser aussi loin dans mes réserves (physiquement je veux dire). Sans déconner, j'étais pas loin de m'éffondrer quand j'ai vu la hutte! Ceci dit, après coup, j'en suis très content, j'ai pu tester ma résistance et je sais maintenant que, lorsque le besoin s'en fait resentir, je suis capable de me dépasser physiquement.
Je pars bientôt en Australie retrouver les autres, yahaaaahhhhh!!!
Bon vent à tous,
Martin

Kaikoura montains










lundi 23 mars 2009

Queenstown-kakoura







Queenstown-kakoura

Hello à tous,
Voilà, mon voyage d'une semaine avec les trois autres zouaves vient de se terminer, je me retrouve tout seul...c'est dommage mais bon, les trois autres avaient des avions à prendre ou du woofing prévu (woofing=travailler 3-4 heure par jour chez l'habitant en échange d'un lit et d'un repas).

Le lendemain de la St Patrick à Queenstown, nous n'avons pas fait grand chose, moi je vous écris mon dernier mot au matin puis j'ai été faire réparer mes chaussures de marche, j'ai été sur internet et finalement j'ai cuisiné pour les quatre car je n'avais pas envie d'aller visiter Queenstown, trop touristique pour moi. J'ai donc fait une grosse sauce de pâte avec plein de viande....ça m'a vraiment fait du bien un peu de viande, ça faisait si longtemps. On a ensuite dîné tous ensemble sur le balcon de l'auberge de jeunesse (superbe, que des montagnes aux alentours) et joué aux cartes....pas une soirée exceptionnelle au premier regard mais je vous assure que le décor en valait la peine. En allant nous coucher, Pascal et moi avons fait la connaissance de Sarah, une anglaise qui dormait dans notre chambre et avec qui nous avons discuté une bonne partie de la nuit....elle était charmante. Malheureusement, nous devions quitter Queenstown le lendemain matin donc j'ai juste pu prendre son numéro, j'espère vraiment la recroiser.

Le lendemain, nous avions une longue longue route à faire et nous avons passé plus de temps dans la voiture qu'en dehors. Ceci dit, les paysages était encore une fois magnifiques et cela rend les trajets vraiment agréables. Pascal et moi avons ensuite dormi dans la voiture pour économiser une nuit en auberge de jeunesse...ben qu'est qu'on dort mal dans une voiture, c'est affreux, si j'avais su j'aurais monté ma tente.

Nous avons ensuite repris la route pour Greymouth où on devait aller rendre la voiture et Pascal m'a laissé 100 km avant à Arthur's pass, un minuscule village au milieu des montagnes, car je voulais y faire une ou deux randonnées dans les montagnes. J'ai d'abord trouvé un backpacker où j'ai déposé toutes mes affaires et j'ai ensuite été voir une cascade pas loin du village. Je me suis endormi tôt car je venais de passer une horrible nuit dans une voiture et j'avais une grosse journée le lendemain.

En effet, le lendemain (aujourd'hui), je suis allé grimper une montagne pas loin d'Arthur's pass: 1890 m, cela m'a pris 6h pour l'aller-retour. Heureusement, il y avait deux chemins donc je n'ai pas du me coltiner le même chemin au retour. La vue du sommet était spendide, j'en ai ramené quelques clichés intéressants. J'ai marché avec une jeune Hollandaise très sympa que j'ai rencontré sur le chemin...j'aurais pu faire la marche en 4-5h sans elle mais c'est plus agréable de marcher à deux.

Il y avait d'autres marches à faire à Arthur's pass mais malheureusement, le temps s'est gâté et il n'était plus possible de faire ces marches. En effet, ces ascensions sont déjà quelque peu dangereuses sans neige mais si il commence à neiger (au dessus de 1500m, ils prévoyaient de la neige), les pierres deviennent glissantes...
J'ai donc décidé de quitter Athur's Pass et ma destination suivante a été Kaikoura (où je me suis déjà rendu) car j'y avais oublié ma veste dans l'auberge où j'avais dormi...cette veste étant un cadeau de mon père le jour de mon départ, pas question de la laisser là et d'en acheter une autre!
J'ai aussi décidé d'expérimenter un nouveau moyen de locomotion: l'autostop. Je me suis donc mis à la sortie de la ville avec mon panneau et 10 minutes plus tard, j'étais choppé par 3 sympathiques néo-zélandais juste Christchurch. Je me suis ensuite fait prendre par deux Israéliennes , par un ouvrier, par une famille en route pour le terrain de rugdby et enfin par deux rapeurs. C'est sans nul doute ce dernier transport qui a été le plus drôle car, non seulement ils écoutaient du rap à fond dans la voiture et chantaient par dessus mais en plus, ils se sont arrêtés au bord de la route pour fumer un joint...folklorique. Ils m'ont déposé à un camping désert dans une minuscule localité perdue car il était trop tard pour continuer ma route. J'étais le seul campeur...et j'ai commencé à monter ma tante (pour la première fois) lorsque mon hôte m'a proposé un lit dans une caravane pour le même prix....parfait. J'ai donc passé la nuit seul dans cette caravane au milieu d'un camping désert, il ne manquait que Jack l'éventreur pour compléter le tableau. Il commence à faire bigrement froid la nuit et le sac de couchage n'est plus suffisant...heureusement que j'avais un jogging et un pull!

Le lendemain, splendide journée en perspective, pas de pluies comme la veille (très désagréable la pluie pour un auto-stoppeur) et beaucoup de chance avec les voitures: même pas le temps d'attendre qu'un jeune surfeur néo-zélandais me prend jusque Kaikoura. Une fois à Kaikoura, autant profiter du temps parfait qui s'offre à moi, je décide d'y rester et d'aller me renseigner à propos des marches à faire dans le coin. Comme mer et montagnes sont voisins dans cette région de NZ, la vue du sommet des montagnes promet d'être folle! J'ai donc trouvé une marche de 3 jours que je vais faire en deux (ils évaluent les temps de marche de manière tellement large que quelqu'un de jeune et en bonne condition physique peu « court-circuiter » certains relais). J'espère que je trouverai quelqu'un sur le chemin avec qui parler.
Une fois les détails réglés pour la marche, j'ai pu profiter du soleil et de mon livre dans les hamacs de l'auberge.

Je tire quelques conclusions de ces derniers jours. Premièrement, je préfère nettement l'autostop à tout autre moyen de transport (vélo mis à part), ça coûte rien, ça permet les rencontres (d'où ça améliore mon anglais) et puis c'est imprévisible et j'aime ça: tu ne sais jamais où tu vas te retrouver, où tu vas bien pouvoir dormir et surtout qui tu vas rencontrer.
Deuxièmement, je préfère nettement travailler un peu moins et faire des grandes marches dans les montagnes (gratuit) plutôt que de m'échiner à jouer les vignerons pour me payer une nage avec des dauphins....la vraie nouvelle-zélande c'est pas les activités touristiques conventionnelles bien cher, c'est prendre son sac à dos et aller marcher dans les montagnes en espérant tomber sur quelqu'un de sympa avec qui partager la route.
Troisièmement, j'adore la marche en montagne (seul ou accompagné), c'est superbe et très dur physiquement.

Voilà, c'est tout pour aujourd'hui.
Martin
PS: Un autre truc qui me manque, c est le café...il n'y a que du café soluble immonde ici.

mercredi 18 mars 2009

mardi 17 mars 2009